Restructuration d’une ancienne biscuiterie en bureaux, espaces de coworking, ateliers à Paris 10 (75)
Equipement tertiaire
Livraison : 2026
Commande directe
Chantier en cours
Maîtrise d’ouvrage privée : Asgard Group
Surface plancher : 1800 m²
Label BBCA Rénovation & BREEAM very good
Budget : 6 700 000 € ht hors injections & curage, dépollution
Intervenants
Architecte mandataire : Figures Architectes
Amo : Jll
Moex : Codalis
BET structure : Scyna4
BET fluides/thermique : Jll Ingénierie
BET ssi : Batiss
BET acoustique : Eckéa
Economiste : BMF conseil
Entreprise Générale : Colas rénovation
Collaborateur.rice.s
Lucie Daum, Louis Dubrel, Emma George, Alex Roux, Jean Thouin.
Crédits photos
Jean Marie Dufour
Ce projet de restructuration vise à transformer un ensemble immobilier situé à Paris 10 tout en préservant son héritage historique. L’opération comprend la démolition de certaines parties en rez-de-chaussée et la création de nouvelles constructions en extension, surélévation.
Le bâtiment, accessible par une cour intérieure depuis la rue du Faubourg Saint-Martin, a connu de multiples vies.
A la fin du XIXe l’entreprise Scapini y installe une fabrique de biscuits, dont les bâtiments sont si emblématiques qu’ils figurent sur ses publicités et boîtes de gâteaux.
Le site est transformé au début du XXe siècle pour devenir le siège d’une compagnie d’assurances, le Syndicat de garantie de l’entreprise et de l’industrie, qui y fait construire l’immeuble visible aujourd’hui sur le boulevard de Strasbourg. Les locaux sont ensuite acquis par la Caisse Nationale d’Épargne, puis par les P.T.T. (Postes, Télégraphes et Téléphones), qui y installent un bureau de Poste. Au XXIe siècle le bâtiment est morcelé et la verrière de l’ancienne usine est couverte. Les plateaux d’ateliers, datant de 1889, ont traversé les décennies, s’adaptant à de nouveaux usages, témoignant de leur grande flexibilité.
Le projet de restructuration lourde et d’extension engagé en 2025 respecte l’identité architecturale du site tout en intégrant des éléments contemporains. Il permet une réappropriation du sous-sol existant par la création de deux niveaux de cour intérieure et un désenclavement de ces espaces.
Les façades des bâtiments existants seront rénovées avec une approche patrimoniale respectueuse. Les ravalements sont prévus en enduit chaux-sable clair pour conserver leur harmonie visuelle. Toutes les menuiseries extérieures disparates, seront remplacées par des ensembles en aluminium qui restituent les compositions d’origines. Les ossatures métalliques apparentes seront décapées et repeintes. Les toitures existantes en zinc seront remplacées et de nouvelles lucarnes parisiennes seront créées pour améliorer la luminosité.
L’aile contemporaine, donnant sur la cour, présentera une façade en céramique émaillée de couleur verte. Fabriquée par l’entreprise artisanale Rairies Montrieux cette façade aura un aspect brillant et des nuances subtiles. Cette teinte vive est proposée pour renforcer l’ambiance végétale de la cour.
Le projet met l’accent sur la végétalisation et la perméabilité des espaces extérieurs. Les pavés existants seront réemployés sur un lit de sable pour permettre la pousse de graminées et de plantes buissonnantes. Un arbre sera planté dans la cour et des toitures végétalisées et toiture terrasse accessibles seront mises en œuvre sur les parties surélevées. .
L’ensemble de l’opération vise ainsi à atteindre un équilibre harmonieux entre respect du patrimoine et adaptation aux usages contemporains, en créant un lieu à la fois fonctionnel, esthétique et respectueux de son environnement urbain.